Résumé

Saget A la mémoire de Jean-Maurice Verdot… (1872)

Parmi les assistants, plusieurs étaient prêts à exprimer leur vive gratitude et leurs amers regrets ; une discrétion trop grande leur a fait garder un modeste et respectueux silence.
La Société des chefs d'institution ne pouvait se borner à honorer d'un silencieux hommage celui qui avait été le plus zélé de ses fondateurs, qui en mourant était encore son président honoraire; elle se serait crue coupable d'ingratitude, si elle n'avait pas rappelé ce qu'elle devait à M. Verdot, si elle n'avait pas dit sa reconnaissance et sa douleur profonde.
Source : Gallica

Saget A la mémoire de Jean-Maurice Verdot… (1872)

Verdot était bien doué. L'abbé
Marteau devina l'homme dans l'enfant; il l'instruisit pendant une année, puis, heureux des progrès de son élève, il le fit admettre à titre gratuit dans l'institution Vautier (ancien collége de la Marche) , au flanc de la montagne Sainte-Geneviève.
Bientôt le jeune boursier suivit les cours du collége Henri IV avec quelque succès; mais, Parisien non moins indépendant qu'un autre, il avait peine à s'habituer à la discipline sévère de l'institution et du collège. Les années se succédaient; il lui semblait que les études ne seraient jamais terminées.
Source : Gallica

Saget A la mémoire de Jean-Maurice Verdot… (1872)

Hier c'était Hortus ; avant lui Émile Leroy; aujourd'hui c'est Verdot que nous pleurons. -
Ni le cœur et la bonté, ni la jeunesse, ni l'esprit et l'intelligence n'ont pu trouver grâce devant la mort.
La mort moissonne; elle décime notre Société, et. semble prendre un soin jaloux à nous frapper sans cesse, à nous atteindre dans nos plus chères et nos plus précieuses affections.
Source : Gallica

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