Enseignement libre

Définition et enjeux

Parti radical,  Troisième Congrès annuel : Marseille… (1903)

“ L'enseignement spécial (lettres, droit, médecine, etc.) auquel il s'est attaché, cet étudiant le reçoit uniquement, dans les écoles de l'Etat, de maîtres choisis par l'Etat. Cependant il puise l'enseignement en général dans les journaux, les livres, les réunions, réglés par la liberté.
Notez que, hors l'école monopolisée, dans la cité libre, en même temps qu'il apprend, il enseigne. L'enseignement libre, au vrai sens du mot, c'est l'enseignement mutuel.
”
Source : Gallica

Charles Maître,  L'Esprit français constitutionnel assiégé par les jésuites et les doctrinaires… (1846)

“ Et l'Enseignement libre, c'est en définitive l'Education usurpée, l'éducation libre empêchée, le développement naturel du caractère contraint, et là conscience avec la raison abîmées. L'État ne vise, ne tend point, n'aspire point à l'éducation, si son enseignement n'aidé point toujours et ne régularise point toujours le développement moral ou spirituel de l'individu, toujours est-il qu'il ne le gêne point, ne le contrarie point. ”
Source : Gallica

Jean de La Rocca,  Abbatucci, garde des sceaux, ministre de la justice… (1858)

“ Un peuple reçoit alors une direction uniforme, une éducation concordante, tandis que l'enseignement libre, par la diversité des méthodes, des sujets d'instruction, produirait dans la nation un mélange discordant et opposé de sciences, de vues, de capacité, une espèce de Babel étrange, où les esprits manqueraient de sympathie, de cette entente qui provient de la similitude des connaissances. ”
Source : Gallica

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