Résumé

J. Deleuze A MM. les représentants du peuple… (1848)

Agir différemment, refuser le droit au travail et la gratuité de l'instruction publique, c'est forcer l'immense classe des prolétaires à chercher ces avantages dans les bienfaits de l'association; c'est exposer la France à des déchirements épouvantables; c'est placer le gouvernement entre deux classes d'ennemis irréconciliables, combattant à outrance, l'une pour renverser la République qu'elle abhorre ; l'autre, pour obtenir ses droits qu'on méconnaît, toutes les deux s'accordant pour détruire les institutions que vous fondez.
Source : Gallica

J. Deleuze A MM. les représentants du peuple… (1848)

C'est à vous qu'appartient la belle et noble tâche de métamorphoser, par l'intelligence, cette société en décadence qui, au milieu des produits abondants de la nature, voit avec indifférence la moitié de ses enfants, celle qui ne fait rien, épuiser la coupe de la vie dans les jouissances du luxe et des plaisirs ; tandis que l'autre, celle qui travaille, se meurt dans les tourments de la misère et de la faim.
Mais ce n'est pas par des lois politiques que vous atteindrez votre noble but ; leur effet moral est trop lent pour lutter avec succès contre l'influence terrible du capital
Source : Gallica

J. Deleuze A MM. les représentants du peuple… (1848)

C'est sur la morale surtout que vous devez appuyer vos efforts ; car la morale est un lien de fraternité qui unit les hommes, tandis que la corruption, comme l'a fort bien dit M. le représentant Gerdy, est un dissolvant qui détruit les gouvernements et les nations.
C'est enfin sur le concours que vous devez assurer vos moyens; car le concours, en provoquant au travail, contribue à la fois à développer les facultés et à les faire ressortir. Le concours, tout le monde en convient, est le cachet du mérite et du talent.
Source : Gallica

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