Joseph Déjacque

Élements biographiques

Joseph Déjacque,  À bas les chefs !

“ L’autorité gouvernementale, la dictature, qu’elle s’appelle empire ou république, trône ou fauteuil, sauveur de l’ordre ou comité de salut public, qu’elle existe aujourd’hui sous le nom de Bonaparte ou demain sous le nom de Blanqui ; qu’elle sorte de Ham ou de Belle-Isle, qu’elle ait dans ses insignes un aigle ou un lion empaillé... la dictature n’est que le viol de la liberté par la virilité corrompue, par les syphilitiques ; c’est le mal césarien inoculé avec des semences de reproduction dans les organes intellectuels de la génération populaire. ”
Source : Wikisource

Joseph Déjacque,  L’Humanisphère, utopie anarchique

“ C’est l’anarchie non plus dans la faiblesse et l’ignorance, noyau de la sauvagerie, de la barbarie et de la civilisation, mais l’anarchie dans la force et le savoir, tronc-rameux de l’harmonie, le glorieux épanouissement de l’homme en fleur, de l’homme libre, dans les régions de l’azur et sous le rayonnement de l’universelle solidarité.
Chez les humanisphériens, un homme qui ne saurait manier qu’un seul outil, que cet outil fût une plume ou une lime, rougirait de honte à cette seule pensée. L’homme veut être complet, et il n’est complet qu’à la condition de connaître beaucoup.
”
Source : Wikisource

Joseph Déjacque,  La proclamation de la République… (1848)

“ Assez et trop longtemps la cendre du génie, Celle des tribuns morts pour la démocratie, N'eut d'autre culte, hélas! que celui de nos cœurs, D'autre encens ici-bas que l'encens de nos pleurs ; Et si déjà l'on vit, honorant leur mémoire, La main d'un grand poëte au temple de l'histoire Leur bâtir de nos jours un piédestal d'airain, Les réhabiliter d'un trait de son burin, Il est temps que le peuple au forum de nos rues Sur des autels de marbre érige leurs statues, Et place sur leur front de son bras justicier La palme d'immortelle et celle de laurier. ”
Source : Gallica

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