Joseph Déjacque, La proclamation de la République… (1848)
“ Assez et trop longtemps la cendre du génie, Celle des tribuns morts pour la démocratie, N'eut d'autre culte, hélas! que celui de nos cœurs, D'autre encens ici-bas que l'encens de nos pleurs ; Et si déjà l'on vit, honorant leur mémoire, La main d'un grand poëte au temple de l'histoire Leur bâtir de nos jours un piédestal d'airain, Les réhabiliter d'un trait de son burin, Il est temps que le peuple au forum de nos rues Sur des autels de marbre érige leurs statues, Et place sur leur front de son bras justicier La palme d'immortelle et celle de laurier. ”
