Joseph Déjacque

Résumé

Joseph Déjacque La proclamation de la République… (1848)

Assez et trop longtemps la cendre du génie, Celle des tribuns morts pour la démocratie, N'eut d'autre culte, hélas! que celui de nos cœurs, D'autre encens ici-bas que l'encens de nos pleurs ; Et si déjà l'on vit, honorant leur mémoire, La main d'un grand poëte au temple de l'histoire Leur bâtir de nos jours un piédestal d'airain, Les réhabiliter d'un trait de son burin, Il est temps que le peuple au forum de nos rues Sur des autels de marbre érige leurs statues, Et place sur leur front de son bras justicier La palme d'immortelle et celle de laurier.
Source : Gallica

Joseph Déjacque La proclamation de la République… (1848)

Oh! désormais le peuple est le seul souverain ; Le sceptre et la couronne ont passé dans sa main ; Et malheur à quiconque oserait méconnaître Sur son trône de grès la majesté du maître ; Car la France aujourd'hui, comme un géant d'airain, Levant sur l'univers son front républicain, A pour glaive une plume et pour plomb la parole; La devise du Christ est son sacré symbole
Source : Gallica

Joseph Déjacque La proclamation de la République… (1848)

Et pour plaque de tir, pour crible à leur effort, Ils ont la tyrannie au sud, à l'est, au nord, A l'ouest, partout enfin où la hache émoussée Aux maux des oppresseurs mutile la pensée, Décapite l'idée au sommet du cerveau, En jetant pour l'abattre une tête au bourreau!
Républicains, ouvrons notre âme à l'espérance!
Pour fêter le présent, l'avenir de la France, Si le ciel et le peuple ont uni leurs transports, C'est qu'il n'est pour les rois d'abri que chez les morts; C'est que le joug de fer de l'aristocratie Est à jamais brisé par la démocratie
Source : Gallica

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