Résumé

Joseph Déjacque L’Humanisphère, utopie anarchique

Tout ce qui pour notre monde est phénomène, pour un autre monde est chose tout ordinaire, qu’il s’agisse du mouvement des planètes ou du mouvement des hommes ; et ce qu’il y aurait de bien plus phénoménal pour moi, c’est que la société restât perpétuellement dans les ténèbres sociales et qu’elle ne s’éveillât pas à la lumière. L’autorité est un cauchemar qui pèse sur la poitrine de l’Humanité et l’étouffe ; quelle entende la voix de la Liberté, qu’elle sorte de son douloureux sommeil, et bientôt elle aura recouvré la plénitude de ses sens, et son aptitude au travail, à l’amour, au bonheur !
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Joseph Déjacque L’Humanisphère, utopie anarchique

C’est l’anarchie non plus dans la faiblesse et l’ignorance, noyau de la sauvagerie, de la barbarie et de la civilisation, mais l’anarchie dans la force et le savoir, tronc-rameux de l’harmonie, le glorieux épanouissement de l’homme en fleur, de l’homme libre, dans les régions de l’azur et sous le rayonnement de l’universelle solidarité.
Chez les humanisphériens, un homme qui ne saurait manier qu’un seul outil, que cet outil fût une plume ou une lime, rougirait de honte à cette seule pensée. L’homme veut être complet, et il n’est complet qu’à la condition de connaître beaucoup.
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Joseph Déjacque L’Humanisphère, utopie anarchique

L’esprit est un égout à d’abjectes pensées, la chair un exutoire à d’immondes plaisirs. En ce temps-ci l’homme et la femme ne font pas l’amour, ils font leurs besoins... En ce temps-là ce sera un besoin pour eux que l’amour ! Et ce n’est qu’avec le feu de la passion au cœur, avec l’ardeur du sentiment au cerveau qu’ils s’uniront dans un mutuel baiser. Toutes les voluptés n’agiront plus que dans l’ordre naturel, aussi bien celles de la chair que celles de l’esprit.
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