Georges Renard

Résumé

Georges Renard La nature et l'humanité (1925)

Ce rêve d'unité, qu'on l'accepte pour vrai, Et voici sous quel jour l'univers apparaît A l'atome pensant, qui, simple grain de sable, Tâche d'en concevoir la vie impérissable.
N'ayant pas commencé, ne devant pas finir, Etant tout le passé, le présent, l'avenir, Infini dans le temps, infini dans l'espace, Le monde, un et multiple, à la fois force et masse, En lui renferme tout, et son immensité
Ne peut se mesurer qu'à son éternité.
Source : Gallica

Georges Renard La nature et l'humanité (1925)

Elle est l'habile modeleur Qui tantôt reproduit l'œuvre qu'il a parfaite Et tantôt, reprenant l'ébauche qu'il complète, Sait produire du neuf et de l'inattendu.
Sur l'univers entier son règne est étendu.
Elle est au fond de tout. Par des degrés sans nombre 'Elle monte, du gouffre épouvantable et sombre Où le métal fondu bouillonne emprisonné, A l'arbre, dont le pied reste encore enchaîné, Quand sa tête s'agite au souffle de la brise, A la plante-animal de nature indécise, A l'insecte, à l'oiseau qui librement se meut, Jusqu'à l'homme pensant qui calcule et qui veut.
Source : Gallica

Georges Renard La nature et l'humanité (1925)

Quoi qu'il en soit, il sied qu'à ces romans simplets L'humanité mûrie avec dédain oppose Cette réalité plus virile et moins rose : Pour elle sans travail il n'est point de progrès.
Hymne au travail
Travail vainqueur, par qui les choses Se plient au vouloir des vivants, Toi qui mènes l'abeille aux roses Et fais des nids sous les auvents, Tu soumets à l'homme le monde.
Créateur de la moisson blonde, De la maison, de la cité, Des métiers, des arts et des lettres, Source de vie et de mieux-être, Sois béni par l'humanité !
Source : Gallica

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