Résumé

Portrait de Eugène Nus Eugène Nus Les dogmes nouveaux (2e édition augmentée… (1878)

Salut à l'aurore nouvelle Que l'on voit poindre à l'horizon!
Où marches-tu, fils de la terre, Les yeux éteints, le front penché, Traînant ton fardeau de misère, Et cherchant ton destin caché?
Le froid t'étreint; le mal t'enchaîne, Et le doute épaissit ta nuit.
Relève-toi, pauvre âme humaine; Regarde en haut : — le soleil luit! —
Retourne à l'arbre de science !
Il porte la rédemption.
Epèle, plein de confiance, Le mot de la création !
La foi vient en aide au génie.
Portée sur ses ailes de feu, Monte la spirale infinie Qui va, du grain de sable, à Dieu!
La nature, voilà le Verbe !
Source : Gallica

Portrait de Eugène Nus Eugène Nus Les dogmes nouveaux (2e édition augmentée… (1878)

L'Homme, faible et craintif, aux premiers temps du mond Sous le malheur présent, sous le malheur prédit, A proclamé sa chair immonde; A cru la terre un lieu maudit.
La vie est un exil, le travail un martyre; Il naît pour un combat sombre et perpétuel, Immolé s'il raisonne, et damné s'il désire.
— Souffre et meurs ! Tu n'as pas même le droit de dire: - Mais que t'ai-je fait, Dieu cruel? —
La parole divine, aujourd'hui mieux comprise, N'apporte plus au cœur le désordre et l'effroi.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Nus Eugène Nus Les dogmes nouveaux (2e édition augmentée… (1878)

Par qui les éléments ont leur tâche fixée, L'atome son attrait, l'animal son instinct,
Toute cause son but, tout être son destin, Et les plus grands soleils leur orbite tracée,
C'est le code absolu : C'est la Fatalité, Dont on a méconnu la divine assistance.
Laissez-moi lui donner ce doux nom : Providence Il comprend à la fois la force et la bonté.
Dans le cercle prescrit par la règle éternelle, L'être libre se meut. A la fois serf et roi, Il subit et soumet la Nature, et son moi Se dégage, en luttant, de la Souche immortelle.
Source : Gallica

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