A Raulet, Souvenirs de guerre (1914-1916… (1918)
“ La Muse qui les guide est un fragile oiseau ! Capricieuse et folle, aimante mais fidèle, Elle vole sans but, sous un ciel toujours beau, Emportant son poète à l'abri de son aile. Une femme, une fleur, un rien peut l'arrêter. Un sourire l'émeut ! Un pleur la rend morose. Elle s'enivre et meurt d'un bonheur regretté Comme le papillon meurt d'un parfum de rose. La Muse, voyez-vous, ce n'est pas un joujou ! Et la main étrangère, en l'effleurant, la brise. Le poète la veille et la garde, jaloux : C'est près d'elle, en rêvant au passé, qu'il se grise. ”
