Hermance Lesguillon,
Le midi de l'âme
(1842)
“ Bonheur suprême, Divin baptême, Tu veux qu'on t'aime Avec ardeur; A ta demande Tu veux qu'on rende Une âme grande Pour tout ton cœur ! Tu veux ce qu'au réveil toute âme pure implore, Ce que roses et lis attendent de l'aurore , Tu veux ce que mon rêve a cherché comme toi, Tu veux pour ton amour une loyale foi ! Va ! laisse aller ton cœur! attends ! pas de blasphème ! N'arrête pas le flot que Dieu mit pour qu'on aime. L'amour est un aimant sublime et souverain; Il attire un foyer sur son brûlant terrain ; C'est le soleil ardent où le rayon s'enlace ”
