Alfred Berthezène

Résumé

Alfred Berthezène La Révolution, poème national.… (1887)

Tout n'était que chaos sur terre : elle se lève, Et s'écrie, en tirant son formidable glaive : — « Que la Liberté soit ! ». Et la Liberté fut !
Jours à jamais fameux ! L'univers aperçut La Révolution, sur l'Europe étonnée, Promenant la Justice !. 0 féconde traînée !.
Où sont-ils les tribuns généreux, les penseurs Tombés en combattant contre les oppresseurs?
Ils ne sont pas au ciel, mais dans l'eau qui murmure, Et dans le vent qui passe à travers la ramure; Aimons ce qu'ils ont tant aimé, l'égalité; Et qu'il leur vienne encore un bruit de liberté !
Source : Gallica

Alfred Berthezène La Révolution, poème national.… (1891)

La Terre est un atome au sein du firmament.
PRINCIPES 123
Que dis-je? ces soleils, ces voûtes étoilées, Ces constellations là-haut amoncelées, En un mot, l'univers visible réuni N'est jamais qu'un atome auprès de l'Infini!
La liberté de l'homme est toute relative; Elle lui semblera réelle et positive S'il suit les grandes lois de la Fraternité. L'honnête homme en tout temps est soutenu, porté Par la nature entière; un parfait équilibre Règne en ses facultés; il se croit... il est libre! Non libres, on le voit, il faut que nous luttions, Que nous fassions en tout... comme si nous l'étions.
Source : Gallica

Alfred Berthezène La Révolution, poème national.… (1891)

Avec ses grandes croix, ses tristes scapulaires, Ses martyrs et son Dieu jaloux, plein de colères, Ses prêtres tout de noir vêtus, son pape-roi, Rome frappe l'esprit d'un invincible effroi. Elle provoque, avec ce cortège effroyable, Moins l'amour du bon Dieu que la crainte du Diable. Exploitant à la fois les âmes et les corps, Jusques en Paradis elle traque les morts. L'Evangile est suspect; l'âne du divin Maître A fait place au carrosse où s'étale le prêtre; L'Eglise est un foyer de superstitions, Et la morale n'est qu'en génuflexions.
Source : Gallica

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