James Thomson, Les saisons de J. Thomson , traduites en vers français par J. Poulin… (1802)
“ Qui, confondant leur cœur , confondant leur fortune, Ont un destin commun, ont une âme commune. Ils ne sont point liés par les lois des mortels , Nœuds toujours froids au cœur et souvent criminels : C'est par le charme pur d'une douce harmonie Que leur félicité l'une à l'autre est unie ; C'est l'amitié, l'estime, un mutuel désir Qui nourrissent en eux un céleste plaisir : Leurs vœux, leurs volontés dont l'objet se ressemble, Naissent en même-temps, ils s'expriment ensemble, Et tous leurs sentimens sont payés de retour ; Car l'amour ne connoît d'autre prix que l'amour. ”
