Résumé

Adolphe Lambert Aux électeurs : plus d'impôts sur les boissons… (1849)

Les impertinents! ils prêchent l'ordre, eux qui sèment le désordre en cachant leurs écus, en propageant la misère, en arrêtant le travail ; ils prêchent l'ordre, eux qui ne sont quelque chose que par le désordre, par le bouleversement de toutes les lois de la nature! mais l'ordre, c'est le Peuple , c'est la République!.... C'est nous qui voulons l'ordre, nous ne voulons que cela. Du reste, cet abus du mot ordre est une tactique ancienne pour confisquer les libertés des nations, pour anéantir les républiques au profit du despotisme, pour soumettre la démocratie aux aristocrates.
Source : Gallica

Adolphe Lambert Aux électeurs : plus d'impôts sur les boissons… (1849)

Un sac d'écus qui dort dans l'armoire, ne produit rien. Si l'on mange le capital, bonsoir la rente, et la faim vient ; c'est tout comme si l'on mangeait son blé de semence. L'intérêt des possesseurs de fonds n'est donc pas de les laisser improductifs. — Combien n'en connaissons-nous pas, au contraire, qui veulent leur faire trop produire ! — Il suffirait, ce me semble, pour nous sauver, de trouver le moyen que les riches ne puissent plus dire : Nous cacherons notre argent tant que la République durera.
Source : Gallica

Adolphe Lambert Aux électeurs : plus d'impôts sur les boissons… (1849)

Or, dès que l'homme sort de l'état sauvage, son droit à la terre ne peut plus s'exercer sous sa forme primitive.
Nous voilà donc placés entre le droit incontestable de chaque homme à la jouissance de la terre, et la nécessité de modifier l'exercice de ce droit. Nous sommes en face du propriétaire qui dit : le sol est à moi ; et en face du prolétaire qui s'écrie : je n'ai rien, vous n'êtes pas plus que moi, et j'ai le droit de vivre comme vous.
Source : Gallica

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