Résumé

Comment l'Esprit vient aux électeurs (1869)

En vain dira-t-on que le candidat, rebelle au serment, se déclare l'ennemi du gouvernement établi, c'est aux électeurs souverains qu'il appartient de prononcer sur cette question ; le gouvernement est tenu de ratifier ou du moins de constater leur verdict quel qu'il soit. Les élections sont le thermomètre de l'opinion publique, et loin d'inquiéter le gouvernement lorsqu'elles lui sont hostiles, elles lui font connaître le chemin qu'il a perdu dans la confiance générale et combien d'efforts il lui reste à faire pour la regagner
Source : Gallica

Comment l'Esprit vient aux électeurs (1869)

Oui, sans doute, l'union fait la force, mais à condition qu'elle aura pour base la vérité, la raison, la justice et qu'elle ne ressemblera pas à ces unions éphémères dont l'unique résultat est d'assurer le triomphe des égoïstes conservateurs et conquérants.
Il y a des gens naïfs qui vous recommanderont, avec une extrême circonspection, de ne point divulguer inconsidérément ce qu'ils appellent le secret des démocrates et qui s'imaginent que le triomphe de la justice est subordonné à l'emploi des réticences ou des calculs de la tactique.
Source : Gallica

Comment l'Esprit vient aux électeurs (1869)

Il en est du suffrage des femmes comme de toutes les réformes qui sont introduites isolément et sans le cortége obligé de toutes les mesures qui en rendent l'application efficace ; elles servent d'instruments aux factions et, comme le cheval de Troie, causent la perte de ceux qui en espéraient le salut; c'est le fer qui donne successivement la mort ou la vie, suivant qu'il est façonné en arme de guerre ou en soc de charrue. Les meilleures institutions, faussées ainsi dans leur application, peuvent tourner au profit du despotisme contre la liberté.
Source : Gallica

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