Résumé

Portrait de Alphonse Jobez Alphonse Jobez Toutes les libertés se tiennent… (1869)

Le peuple entier nommant les députés depuis la République de 1848, la Chambre est dans la main du peuple.
L'idéal du gouvernement est presque réalisé, puisqu'un bon gouvernement est celui qui est dans la main du peuple, et qu'un mauvais gouvernement est celui qui peut se soustraire à son influence.
Ce n'est donc pas la faute de Napoléon III, si le second Empire a dépensé, en quinze ans, onze milliards de plus que le gouvernement de Juillet en quinze ans; c'est-à-dire absorbé un capital qui, resté entre les mains des citoyens, leur aurait donné un revenu annuel de plus de cinq cents millions.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Jobez Alphonse Jobez Toutes les libertés se tiennent… (1869)

Je ne me suis occupé que de la France ; mais si nous examinions l'Europe, je vous montrerais l'Autriche et la Russie ruinées par le gouvernement personnel et le mutisme de toute presse libre.
Vous dire que l'on vous accorde la liberté de faire le bien, et qu'on vous ôte la possibilité de mal faire, est un non sens; car les hommes qui vous tiennent ce langage ont des passions semblables aux vôtres et ne sont pas plus infaillibles que vous.
Plus les hommes sont haut placés, plus il est nécessaire de les surveiller et de les contenir.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Jobez Alphonse Jobez Toutes les libertés se tiennent… (1869)

Combien voyez-vous de gens vous dire avec une sorte de dédain : Quant à moi, je ne me mêle pas de politique, je m'occupe de mes affaires. Faire de la politique semble un travers de l'esprit, une sorte de pédantisme, et ce qui intéresse le moindre cultivateur de la Suisse paraît interdit à un Français,
D'où vient une pareille opinion ? De l'ignorance où sont une foule de gens du sens que renferme le mot politique. Cette ignorance porte souvent les mêmes personnes à dire : la forme du gouvernement m'importe peu, elle ne signifie rien du tout.
Source : Gallica

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