Résumé

Laboureurs et députés , par un petit laboureur (1890)

Tu as bon bras, bon coeur, beau soleil, grand air; chante ! Tu chantais autrefois. On a toujours vanté le bonheur du laboureur, sa gaîté et ses plaisirs rustiques.
Oui, nous serions heureux si nous gagnions notre vie: nous serions heureux, car nous aimons nos femmes et nos enfants; ils nous aident dans nos labeurs; ils se réjouissent avec nous, pleurent avec nous.
Comment être content aujourd'hui ? Le travail nous use et ne produit plus notre vie.
Les 20 millions de cultivateurs souffrent, travaillent désormais au-delà de leurs forces et se ruinent.
Source : Gallica

Laboureurs et députés , par un petit laboureur (1890)

Cultivateurs et ouvriers
Ce qui me vexe, c'est d'entendre dire que les cultivateurs n'aiment pas les ouvriers des villes. Oui, nous regrettons de voir les ouvriers déserter la campagne. Nous y perdons, et ils n'y gagnent pas. Nous prétendons même qu'ils se trompent, s'ils croient pouvoir diminuer leur misère, en faisant du tapage à tort et à travers. Pour diminuer sa misère, il faut du travail et de l'économie. Tant que le monde a été monde, on a travaillé.Il n'y a pas d'autre moyen de gagner sa vie.
Source : Gallica

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