Hugues-Vital Berthin

Résumé

Hugues-Vital Berthin La Terre et l'impôt, par H.-Vital Berthin (1869)

Les tristes résultats de l'abus de l'impôt ne doivent être un mystère pour personne. En l'état actuel, la société n'a pas de plus terrible ver rongeur. L'impôt c'est le mal ! Cela saute aux yeux de quiconque étudie avec impartialité notre organisation financière.
L'impôt c'est le mal : telle est la vérité qu'il est urgent de démontrer. Nous nous placerons pour cela au point de vue de ces populations rurales et agricoles qui forment près des trois quarts de la nation, et qui sont plus douloureusement affectées que les populations des villes par la pesanteur des charges publiques.
Source : Gallica

Hugues-Vital Berthin La Terre et l'impôt, par H.-Vital Berthin (1869)

Or, l'emprunt a pour effet immédiat d'aggraver l'impôt. Si l'Empire n'avait pas emprunté 4 milliards nous aurions, par an, 200 millions de moins à payer. Prêter à l'État est donc un moyen pour l'individu de se soustraire à l'impôt au détriment de tous.
La terre aurait, sans doute, plus facilement pardonné à l'argent le privilége dont il jouit si le prodigieux développement de la richesse mobilière avait rejailli sur elle. La terre s'attendait à l'expansion du crédit, à l'abondance des capitaux.
Source : Gallica

Hugues-Vital Berthin La Terre et l'impôt, par H.-Vital Berthin (1869)

L'impôt indirect est l'impôt des pays riches et libres. L'Angleterre vit de l' excise et des douanes. Dans les campagnes, l'impôt indirect frappe la richesse dans sa manifestation naturelle et volontaire, tandis que l'impôt direct, exagéré comme il l'est, frappe trop souvent la pauvreté, qui ne peut s'y soustraire.
Combien de fois n'arrive-t-il pas au cultivateur de payer des droits de succession sur la totalité d'un héritage en partie dévoré par des dettes ?
Source : Gallica

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