Joseph Brondel

Résumé

Joseph Brondel Économie politique (1897)

Et que ceux qui combattent l'impôt progressif sur le revenu ne viennent pas nous dire qu'ils ne sont pas pour maintenir les impôts indirects. Non seulement ils veulent les maintenir, mais à chaque instant, ils les élèvent et se préparent à les élever encore davantage sur les alcools, les sucres, etc.... La litanie en est longue et en sera de longue durée si vous leur laissez le pouvoir de vous protéger, comme ils le disent. Mais ils vous protègent si bien que ce sont eux qui sont dans l'abondance, et c'est vous qui souffrez et vous ruinez ou vivez misérablement.
Source : Gallica

Joseph Brondel Économie politique (1897)

Voulez-vous rendre à la terre, aux travailleurs, aux cultivateurs, la valeur, l'égalité, la prospérité, et ceci sans nuire à ceux que nous devons combattre, en leur laissant grandement bénéficier de leur situation privilégiée ? Je prétends même que ceux-là ne seront pas sans tirer profit de la nouvelle situation qui sera créée par l'impôt progressif sur le revenu, puisque cet impôt a pour but d'amortir la dette, diminuer les frais généraux de la France, et, par le fait, rendre au travail national sa grande prospérité.
Source : Gallica

Joseph Brondel Économie politique (1897)

Non seulement il frappe directement le revenu sur le gain de l'ouvrier, mais il lui est obligatoire pour vivre; surtout au pauvre diable qui est obligé d'avoir l'argent sur la main pour se procurer le nécessaire pour vivre. Ne faut-il pas, dis-je, qu'il prélève sur son salaire de la journée de quoi rembourser aux vendeurs ce qu'ils auront payé à l'avance à l'Etat, et ce que la douane aura prélevé, à l'entrée en France, sur l'achat des marchandises dont il aura besoin le lendemain pour revenir prendre son travail? Oui! Donc l'impôt indirect est un impôt sur le revenu.
Source : Gallica

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