Résumé

Quatrième lettre à M. Louis Blanc… (1848)

L'âme de l'Angleterre, c'est l'industrie; son pain quotidien, c'est le coton; sa vie, c'est l'exportation. L'Angleterre finira donc le jour où les débouchés lui manqueront, et si nous en jugeons par le passé, ce jour n'est pas éloigné. Il y a quarante ans, l'Angleterre possédait exclusivement le marché de l'Europe, le plus riche de tous, celui qui consomme le plus; elle possédait aussi celui de l'Amérique ; mais tous les jours elle éprouve des pertes, car chaque peuple devient industriel, et elle est forcée de courir les mers pour chercher de nouveaux débouchés.
Source : Gallica

Quatrième lettre à M. Louis Blanc… (1848)

La perturbation du monde peut seule prolonger l'agonie de l'Angleterre. Aujourd'hui que l'Italie est en feu; que l'Autriche, en révolution, suspend ses commandes de machines et ferme ses ateliers nouveaux ; que la France n'a pas encore repris son assiette ; que
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l'industrie a éteint ses fournaux; que la vapeur ne fait plus tourner nos filatures, et que l'enclume ne retentit plus sous le marteau; vous lui voyez sur les lèvres un sourire infernal: c'est avec peine qu'elle comprime l'expression de sa joie !
Source : Gallica

Quatrième lettre à M. Louis Blanc… (1848)

Non, Monsieur, cette guerre n'aura pas lieu, parce qu'il n'est pas de l'intérêt de l'Angleterre de l'entreprendre. Elle n'ignore pas qu'aujourd'hui les peuples, mieux instruits sur sa politique, ne lui serviraient pas d'instruments contre la France. Elle sait que la France elle-même n'est plus dévorée de cet esprit de conquêtes qui l'a portée a se précipiter sur l'Europe, à la suite d'un des plus grands génies qui soit jamais sorti de la main de Dieu.
Source : Gallica

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