Balade

Définition et enjeux

Portrait de Clair Tisseur Clair Tisseur,  Le littré de la Grand'Côte : à l'usage de ceux qui veulent parler et écrire correctement (1903)

“ Onomatopée d'une parole mâchonnante, avec le préfixe péjoratif ba. Comp. milanais bajaffa, même sens.
BALADE, s. f. Promenade, avec l'idée de flânerie. J'ai vu un jour à la Guillotière cet écriteau A vendre, voilure de balade. On comprenait tout de suite qu'il ne s'agissait ni d'un tombereau, ni d'un fiacre de Venissieux.
BALADER (SE) , v. pr. Se promener en flânant. En littérature il faut peser les mots. Se balader n'est pas la même chose que se bambaner. Quand on se balade, on est guilleret quand on se bambane, on va plan plan quand on est vieux comme moi, on se lentibardane.
”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Delvau Alfred Delvau,  Dictionnaire de la langue verte (1866)

“ Promenade, flânerie, — dans l'argot des voyous.
Faire une balade ou se payer une balade, se promener.
BALADER , v. a. Choisir, chercher, — dans le même argot.
BALADER (Se) , v. réfl. Marcher sans but; flâner; et, par extension, s'en aller de quelque part, s'enfuir.
BALADEUR, s. m. Flâneur.
BALADEUSE, S. f. Fille ou femme qui préfère l'oisiveté au travail et se faire suivre que se faire respecter.
BALAI , s. m. Agent de police, — dans l'argot des petits marchands ambulants.
”
Source : Gallica

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