Alphonse Daudet,
Les Contes du lundi
“ Blotti au fond d’une cave, le malheureux se désespérait d’entendre les obus français siffler sur les toits de Paris. Un jour enfin, entre deux canonnades, il se hasarda à mettre le pied dehors. La rue était déserte et comme agrandie. D’un côté, la barricade se dressait menaçante avec ses canons et son drapeau rouge ; à l’autre bout, deux petits chasseurs de Vincennes s’avançaient en rasant le mur, courbés, le fusil en avant : les troupes de Versailles venaient d’entrer dans Paris... Le cœur de Chauvin bondit : « Vive la France ! » cria-t-il en s’élançant au-devant des soldats. ”
