Jeanne France, Une française, souvenirs de l'année terrible (1886)
“ C'est que le vieillard se souvenait des luttes glorieuses, et que les jeunes gens prévoyaient la défaite, l'invasion, l'ignominie d'avoir l'Allemand pour vainqueur. On ne se faisait guère d'illusions, à cette époque, dans les rangs de l'armée ; la plupart des officiers savaient qu'ils n'auraient pas la gloire en échange de leur sang. Avant de s'éloigner, le comte prit Estelle à part. — Si Irène demeure, puis-je espérer que vous l'aiderez, que vous l'encouragerez?.... Faites-en une vaillante comme vous, s'il se peut, et en cas de péril, soyez auprès d'elle. ”
