Charles de Bernard,
Revue des Deux Mondes
“ Je ne connais rien de plus déplaisant que la maussaderie d’une jeune femme, surtout lorsque, n’ayant pas l’honneur d’en être la cause, on s’en trouve atteint par ricochet. Je m’assis donc d’assez mauvaise humeur, nonobstant l’attrayante apparence du festin. Les premiers momens furent froids. Mme Richomme ne parlait que pour donner quelques ordres d’une voix brève et saccadée ; Maléchard, causeur d’ordinaire, semblait également voué au silence, et tenait le nez modestement baissé sur son assiette, ainsi qu’une pensionnaire sortie la veille du couvent. ”
