Arvède Barine,
Revue des Deux Mondes
“ J’étais fort tranquille, je me sentais innocente de l’accusation formée contre moi ; j’avançai vers la Reine qui me salua d’une mine en colère ; elle dit à M. le cardinal Mazarin : — « Il faut attendre que son père soit venu. » Je me mis dans une fenêtre, qui était plus élevée que le reste de la galerie, et j’écoutai là avec toute la fierté qu’on peut avoir quand on a la raison de son côté... Comme Monsieur fut venu, la Reine commença d’un ton assez aigre : « Nous savons, votre père et moi, les menées que vous avez avec Saujon et les grands desseins qu’il avait. » ”
