Résumé

Vladimir Karenin George Sand, sa vie et ses œuvres

Ce beau ciel, ce feu qui m’éclaire, cette industrie humaine qui me permet de vivre humainement, c’est-à-dire de rêver paisiblement sans être gelé comme une plante, cette pensée qui s’élabore en moi, ce cœur qui aime, ce repos de la volonté qui m’invite à aimer toujours davantage : tout cela, esprit et matière, est animé de quelque chose qui est plus que l’un et plus que l’autre, le principe inconnu de ce qui est tangible, la vertu cachée qui fait que tout a été et sera toujours. Si tout est divin, même la matière, si tout est surhumain, même l’homme.
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Vladimir Karenin George Sand, sa vie et ses œuvres

Mais si Chopin était avec moi le dévouement, la prévenance, la grâce, l’obligeance et la déférence en personne, il n’avait pas, pour cela, abjuré les aspérités de son caractère envers ceux qui m’entouraient. Avec eux l’inégalité de son âme, tour à tour généreuse et fantasque, se donnait carrière, passant toujours de l’engouement à l’aversion et réciproquement. Rien ne paraissant, rien n’a jamais paru de sa vie intérieure, dont ses chefs-d’œuvre d’art étaient l’expression mystérieuse et vague, mais dont ses lèvres ne trahissaient jamais la souffrance.
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Vladimir Karenin George Sand, sa vie et ses œuvres

Un passé trop orageux avait laissé en Musset des traces ineffaçables ; il avait éprouvé par lui-même ce qu’il avait déjà si souvent pris pour sujet de ses poèmes et de ses drames comme par exemple de : la Coupe et les lèvres. La vie de débauche qu’il avait auparavant menée le rendait incapable d’un amour candide, confiant, plein d’estime et d’amitié ; elle avait empoisonné à jamais dans son âme la source du pur dévouement et de la foi, et l’avait souillée. Vainement essayait-il d’oublier le passé, de croire à une femme fidèle, de l’aimer avec respect, « saintement ».
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