Pierre Quentin-Bauchart

Élements biographiques

Portrait de Pierre Quentin-Bauchart Pierre Quentin-Bauchart Les chroniques du château de Compiègne (1911)

Napoléon III vint le chercher à la gare, et les habitants de Compiègne virent revenir, dans une calèche découverte, à côté de lui, et comme lui en habit de ville, un homme de haute taille, de belle prestance et de grand air, aux moustaches et aux favoris d'un blond grisonnant, chez qui une bienveillance visible n'excluait pas une majesté tranquille. Guillaume, salué devant le château par la musique des zouaves, encadrée de sapeurs et d'enfants de troupe, trouva l'Impétrice au bas du grand escalier, tout garni de Cent-Gardes, formant la haie de chaque côté.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Quentin-Bauchart Pierre Quentin-Bauchart Les chroniques du château de Compiègne (1911)

Aux temps heureux de la chevalerie, Je n'inspirais que d'humbles troubadours, Qui s'en allaient, par la plaine fleurie, En célébrant la gloire, ou les amours.
Mais las bientôt de chanter pour les dames, Les carrousels, les jeux et les tournois, L'esprit français créa les épigrammes, Et me voici dans le palais des rois.
Sous Mazarin, lorsque le canon gronde, Vous entendez mes quatrains, mes couplets ; La souveraine en guerre avec la Fronde A bien plus peur des vers que des boulets.
Sous Louis quatorze il a fallu me taire : On flatte, on tremble à l'ombre du Grand Roi
Source : Gallica

Portrait de Pierre Quentin-Bauchart Pierre Quentin-Bauchart Les chroniques du château de Compiègne (1911)

Dès le petit jour, le tambour a iattu le rappel dans les rues de Compiègne et dans celles des communes voisines; bientôt, des quatre points cardinaux, affluent, couvrant les routes, sous un beau soleil d'août, tous les membres de la « milice bourgeoise» qui ont préféré au labeur quotidien et à la moisson urgente la gloire de paraître sous les armes et de se voir passés en revue par deux rois ; il en arrive à pied, à cheval, en voiture, en carriole, en char à bancs ; de petites troupes, bien en ordre, font le chemin au pas, d'un air martial, au son du tambour et du clairon.
Source : Gallica

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