Reine Anne d'Autriche

Définition et enjeux

Portrait de Arvède Barine Arvède Barine Revue des Deux Mondes

La seule personne que la passion du Roi laissât indifférente était la Reine. Anne d’Autriche n’avait jamais été jalouse, — elle ne trouvait pas que Louis XIII en valût la peine, — et le moment aurait été mal choisi pour le devenir : elle était grosse, après vingt-trois ans de mariage. Les mêmes gens qui la comblaient d’avanies dans sa disgrâce étaient maintenant à ses pieds, très sincères dans leur respect et leur dévouement pour une princesse qui serait peut-être reine mère, peut-être régente de France.
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Jean Laurent Vie de Bossuet (1879)

Toujours fidèle à l'Etat et à la grande reine Anne d'Autriche, on sait qu'avec le secret de cette princesse elle eut encore celui de tous les partis : tant elle était pénétrante, tant elle s'altirait de confiance, tant il lui était naturel de gagner les cœurs !
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On voulait voir qui suivrait la reine Anne d’Autriche et qui ne la suivrait point. On voulait essayer de lire sur le visage des courtisans. La France attendait de la régente le changement de gouvernement qu’on avait espéré en vain à la mort de Richelieu, et Paris s’était chargé de l’en remercier d’avance par une ovation. Personne ne connaissait les idées d’Anne d’Autriche ; mais il y avait cependant une chose dont on se croyait sûr, et qui suffisait pour la rendre populaire : la veuve de Louis XIII n’aurait jamais de premier ministre ; elle avait trop souffert de la tyrannie de Richelieu.
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