Les reines du monde : par nos premiers écrivains (1862)
“ Je dirai plus loin que mademoiselle de Fontanges n'était pas sotte. Si j'en crois d'autres portraitistes à la plume du même temps, elle était en effet belle comme un ange, « toute parée de sa candeur et de sa virginité, » blanche avec des tons roses, pâlissant et rougissant tour à tour, n'étant maîtresse ni de son cœur ni des mouvements de son cœur. Grande comme mademoiselle de la Vallière, elle n'avait pas sa grâce, roseau penché, mais elle avait cette charmante maladresse des filles qui entrent à peine à l'école de l'amour. Elle fut dépaysée à Versailles jusqu'au jour où elle y fut la reine. ”
