George Sand,
Les Maîtres mosaïstes
“ Le Tintoret et le vieux Zuccato. — J’ai la prétention de n’être pas mort, s’écria Valerio, et pourtant ce vent d’orage n’a jamais soufflé sur moi. Je sens que l’étincelle de la vie jaillit à toute heure de ma poitrine et de mon cerveau. Mais pourvu que je sois échauffé par la flamme divine, et que je me sente vivre, peu m’importe que la lumière émane de moi ou d’autre chose. Toute lumière vient du foyer divin ; qu’est-ce que l’auréole d’une tête humaine ? Gloire au génie incréé ! La gloire de l’homme n’est pas plus en lui-même que le soleil n’est dans les eaux qui répètent son image. ”

