Résumé

Portrait de Gustave Toudouze Gustave Toudouze Le coffret de Salomé : nouvelle vénitienne (1877)

Je te trompais, tu t'es vengée !
— En te frappant, je me suis frappée moi-même, Robert. Ma lâche vengeance retombe sur moi.
— Tu suivais ta destinée, Salomé. J'ai eu tort de me montrer incrédule, de rire des paroles de ton père ; tu vois, il avait raison : le coffret est mortel, mortel ! »
Ses pensées s'égarèrent de nouveau : « Salomé ! Salomé ! toujours fatale aux chrétiens, c'est toi qui me tues : j'aurais dû le pressentir. Grâce à elle, l'arme meurtrière a été dirigée contre moi, comme elle le fut contre saint Jean-Baptiste! »
Source : Gallica

Portrait de Gustave Toudouze Gustave Toudouze Le coffret de Salomé : nouvelle vénitienne (1877)

C'est ainsi tous les jours, pendant des heures, tandis qu'au-dessus le bleu reste le même, pur, profond et limpide, l'éternel bleu.
L'âme de Robert s'ouvrait délicieusement à toutes ces impressions montant une à une du Grand Canal, de Venise, de la nature.
Il se sentait encore tout étourdi de ce bonheur brutal fondant sur lui d'une façon si inattendue, le terrassant sous l'ivresse sensuelle, sans que son cœur eût longuement battu, sans que ses désirs même eussent été pleinement exprimés. Sa première impression, une fois le trouble des sens apaisé, avait été surtout un immense étonnement.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Toudouze Gustave Toudouze Le coffret de Salomé : nouvelle vénitienne (1877)

La juive le regarda, épouvantée, sentant dans son cœur une recrudescence de souffrance. Que pouvait avoir le jeune homme ?
que se passait-il ?
Allant à lui et posant ses deux mains sur ses épaules, elle l'obligea à la regarder bien en face.
« M'aimes-tu, Robert? » dit-elle, plongeant ses yeux dans les siens ; « M'aimes-tu ?
— Certainement ; tu le sais, je n'ai pas cessé de t'aimer, » balbutia Robert, interdit, déconcerté et ne pouvant forcer ses lèvres
à prononcer le nom de Salomé, quand un autre nom enivrait son cœur.
Source : Gallica

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