Gustave Toudouze,
Le coffret de Salomé : nouvelle vénitienne
(1877)
“ Je te trompais, tu t'es vengée ! — En te frappant, je me suis frappée moi-même, Robert. Ma lâche vengeance retombe sur moi. — Tu suivais ta destinée, Salomé. J'ai eu tort de me montrer incrédule, de rire des paroles de ton père ; tu vois, il avait raison : le coffret est mortel, mortel ! » Ses pensées s'égarèrent de nouveau : « Salomé ! Salomé ! toujours fatale aux chrétiens, c'est toi qui me tues : j'aurais dû le pressentir. Grâce à elle, l'arme meurtrière a été dirigée contre moi, comme elle le fut contre saint Jean-Baptiste! » ”
