Alfred Delvau

Alfred Delvau

Résumé

Portrait de Alfred Delvau Alfred Delvau Les romans-nouvelles (1845)

Paul-Émilie était pour elle pleine de bonté et de douceur, mais on sentait qu'à son égard le cœur était froid. Pourquoi donc? Florestine était cependant bien dévouée. Étaitce un souvenir pour sa sœur? se sentait-elle un répulsion pour l'ennemie de Camille? Avait-elle des craintes? craignait-elle de nourrir un serpent dans son sein? Oui, peutêtre, et peut-être aussi quelque autre chose. Il y a dans le cœur humain tant de mystères! Un jour Charles causait avec la Négrillonne. Quand elle fut partie, Paul-Émilie dit d'un ton qui n'était pas sans amertume : -Elle est bien familière.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Delvau Alfred Delvau Les romans-nouvelles (1845)

La victime était dans une de ces situations où l'âme a la force de vouloir contre sa volonté.— Depuis qu'elle ne l'espérait plus, elle se sentait aimer Charles avec une grande violence, et cependant elle était fortement résolue à mourir cent fois plutôt que de l'accepter, fût-il à ses pieds. C'est que l'amour est souvent moins fort que la fierté. Paul-Emilie se laissait mourir, et trouvait dans la pensée de cette solution qu'elle croyait prochaine cette espèce de volupté amère qui fait sourire en glaçant le cœur.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Delvau Alfred Delvau Les romans-nouvelles (1845)

En vain Camille se proposait d'employer tant de moyens que le duel ne pourrait avoir lieu ; cette fois, ce que femme voulait Dieu ne le voulut pas, une ruse plus habilement conçue que les siennes déjoua tous ses calculs.
Malgré l'aversion naturelle qu'on reconnaît — qu'on prête peut-être — aux femmes pour le sang, Florestine poussait au combat de toutes les forces de son cœur. Elle tenait à l'honneur de Charles comme au sien ; elle aurait voulu être homme pour souffleter le maraud qui s'était intronisé au foyer domestique
Source : Gallica

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