Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury, Voyages et voyageurs, 1837-1854 (1854)
“ Je ne sais, et je ne signale au surplus ce léger désagrément qui attend le voyageur à quelques lieues d'une grande ville, que parce qu'il m'a paru se rattacher aux mœurs de l'endroit. Ces villages, en effet, grossièrement bâtis en pisé, sans eau, sans verdure, sans routes, habités par une population en apparence misérable, à la mine farouche, au regard menaçant ; ces rares villages, ainsi jetés aux abords d'une cité riche et populeuse, semblent les avant-postes de quelque invasion sauvage. C'est à la civilisation à se défendre et à se garder. ”
