Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury

Résumé

Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury Voyages et voyageurs, 1837-1854 (1854)

Je ne sais, et je ne signale au surplus ce léger désagrément qui attend le voyageur à quelques lieues d'une grande ville, que parce qu'il m'a paru se rattacher aux mœurs de l'endroit. Ces villages, en effet, grossièrement bâtis en pisé, sans eau, sans verdure, sans routes, habités par une population en apparence misérable, à la mine farouche, au regard menaçant ; ces rares villages, ainsi jetés aux abords d'une cité riche et populeuse, semblent les avant-postes de quelque invasion sauvage.
C'est à la civilisation à se défendre et à se garder.
Source : Gallica

Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury Voyages et voyageurs, 1837-1854 (1854)

Quoi qu'il en soit, monsieur, la réunion diplomatique de Bade a constaté, cette année, un nouveau triomphe de la diplomatie absolutiste. Faut-il, pour cela, accuser la nôtre de négligence? A Dieu ne plaise! nous sommes représentés-en Allemagne comme partout ailleurs, j'en ai la confiance, par des hommes de talent et de cœur qui ont souci de notre honneur politique, et qui sont capables de plaider notre intérêt. Ils ne pêchent donc ni par le zèle, ni par l'esprit; mais c'est leur position qui manque de force. La mobilité, qui est mauvaise en toute chose, est funeste en diplomatie.
Source : Gallica

Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury Voyages et voyageurs, 1837-1854 (1854)

M. Marmier n'est pas, comme M. Saint-Marc Girardin, un voyageur tantôt politique, tantôt professeur, mêlant sans cesse, dans un rapprochement plein de charme et de gravité, et sans les confondre jamais, la poésie et l'histoire, la fantaisie et la réflexion, la dissertation et la légende, le sérieux et le pittoresque. M. Marmier n'est pas non plus un voyageur comme M. Théophile Gautier, peintre avant tout et coloriste à outrance. M. Marmier, ce n'est pas un voyageur quelconque, c'est le voyageur.
Source : Gallica

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