Alexis de Valon

Résumé

Alexis de Valon Revue des Deux Mondes

Quand une femme russe se mêle d’être charmante, et cela lui arrive souvent, il ne faut chercher en aucun pays son égale. Elle a une grace tout-à-fait indéfinissable, tout exceptionnelle, qui ne ressemble en rien à la loyauté espagnole, à la passion italienne, à la rêverie allemande, à la réserve anglaise. Cette grace n’est peut-être pas un don de nature ; mais l’art s’y dissimule à force d’art. C’est un mélange de distinction aristocratique, de finesse grecque et de tact français ; ajoutez à cela que dans ces figures d’une pâleur mate, on dirait qu’un rayon de l’Orient est venu s’éteindre.
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Alexis de Valon Revue des Deux Mondes

Mais ce qui est charmant en Andalousie, je veux revenir et insister sur ce point, c’est le trato. Le trato, ce n’est pas précisément l’hospitalité, c’est l’accueil, la manière de se recevoir, de se traiter, car il a fallu inventer un mot pour désigner ce genre de politesse affectueuse, intime, qui n’a pas de nom en France, et pour cause. Entre le code de civilité de Paris et celui de Séville, il y a toute la différence de la simplicité à la rouerie, de la bonhomie à la ruse. En France, la politesse est un art, un raffinement ; elle est toute naturelle, toute primitive en Espagne.
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Alexis de Valon Revue des Deux Mondes

Dans cette première minute d’éblouissement, vous entrevoyez à la fois, au milieu de ces confuses rumeurs, des tapis d’Orient, des armes de l’Inde, un parc d’Europe avec ses ruisseaux et ses bois, et une innombrable armée de statues équestres qui chevauchent autour de vous. Tout vous paraît d’abord rouge et bleu clair ; ces nuances ont été choisies avec beaucoup d’art. Le rouge, cette couleur solide qui orne tout le rez-de-chaussée, sert à la fois de base et de repoussoir aux nuances azurées de la voûte, qui s’enlèvent légèrement et vont s’enfoncer dans le ciel.
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