Résumé

F H Catenac Juges et tribunaux agricoles : la juridiction consulaire étendue à l'agriculture… (1899)

En organisant les tribunaux d'agriculture, on risquerait donc d'enlever inconsciemment aux agriculteurs les garanties de la bonne justice dont ils jouissent maintenant et dont continueraient à jouir les autres citoyens. Ils seraient les premiers à demander à retourner au droit commun.
L'utilité et la nécessité de tribunaux d'agriculture ne s'imposent pas. Pourquoi créer chez nous une nouvelle juridiction dont on peut se passer? Ne trouve-t-on pas qu'il y en ait suffisamment? Il n'en manque pourtant pas et c'est justement ce qui cause beaucoup d'ennuis.
Source : Gallica

F H Catenac Juges et tribunaux agricoles : la juridiction consulaire étendue à l'agriculture… (1899)

Si désireux que l'on soit d'attribuer au peuple tous les pouvoirs et plus de sagacité et d'esprit qu'au meilleur des hommes il faut reconnaître que dans son intérêt, il convient de laisser à des praticiens instruits le soin de rendre ordinairement la justice parce qu'ils sont plus capables que d'autres de se retrouver mieux dans le labyrinthe des lois qui forment notre droit actuel.
Source : Gallica

F H Catenac Juges et tribunaux agricoles : la juridiction consulaire étendue à l'agriculture… (1899)

Ils se plaçaient sur quatre bancs disposés en face du siège du thunginus (1) pour participer à l'exercice du pouvoir judiciaire qui n'était pas seulement un droit mais un devoir. Tous les assistants en effet devaient prendre part à la sentence sous peine d'amende au profit de la communauté, mais seuls, ils rendaient les jugements, et leur opinion s'imposait au thunginus qui ne faisait que prononcer suivant leur avis. « Ce qu'ils prononcent, dit M. Sohm, est un verdict et ce verdict est l'arrêt lui-même ; il a, pour celui qui préside, la valeur non d'un simple conseil, mais d'une obligation. »
Source : Gallica

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