“ Aujourd’hui la mission de la République c’est de réaliser, d’incarner, dans l’ordre économique et social, la liberté, la fraternité, l’égalité ; c’est de constituer, sur des bases définitives, le gouvernement par le peuple et pour le peuple. La mission de la République c’est de n’intervenir chez les peuples, nos voisins, que pour les soutenir dans leur indépendance et les convier au banquet de la liberté. Toute autre guerre est contraire aux droits, à la liberté des peuples ; la conquête n’est qu’une forme de l’oppression. ”
Collectif
Résumé
Le Peuple vosgien, collectif d’auteurs publié à Épinal, incarne un engagement politique et social ardent au cœur des débats républicains du XIXe siècle. Ce texte, traversé par des thèmes tels que l’égalité, l’impôt progressif et la lutte des classes, défend un socialisme actif contre l’oppression bourgeoise.
À travers des personnages comme Thérèse Hatton ou Drappier, il dénonce l’injustice sociale et prône une éducation populaire, tout en exaltant le rôle de la presse comme moteur de transformation. Son propos, à la fois programmatique et militant, résonne comme un appel à la solidarité et à une profonde mutation de la société.
Citations de Le Peuple vosgien (Collectif)
“ C’est qu’il n’y a pas d’accord possible entre un peuple qui connaît et réclame sa liberté et sa souveraineté, et des princes qui veulent régner par le droit divin ou par droit de succession. C’est que, pendant toutes ces luttes politiques et sociales, entre l’ignorance, la bonne foi et le bon droit d’un côté, et de l’autre l’habileté pratique, le mensonge et la force, rien ne peut se fonder, et il n’en peut résulter qu’incohérence dans les institutions, qu’indécision dans les idées, qu’immoralité, fatigue, abrutissement. ”
“ Partout, la France s’émeut de l’inanité de nos gouvernants en face de la nécessité si pressante de réformes dans notre économie sociale, dans l’assiette de l’impôt, dans des institutions de crédit, dans l’instruction de la jeunesse ; elle cherche de ses propres facultés la solution de ce grand problême révolutionnaire, et c’est pour cela que le sentiment républicain s’incarne si profondément dans les cœurs et dans tous les faits, et que les progrès du socialisme causent tant de frayeur aux ennemis du peuple. ”
