Résumé

Portrait de Louis Ulbach Louis Ulbach Lettres à Jacques Souffrant, ouvrier (1851)

Tous les jours on va répétant d'un côté : le socialisme ; c'est l'anéantissement de la société ; c'est la destruction de la famille, de la religion, de la propriété ! — La politique, réplique-t-on d'autre part, c'est une science vaine, illusoire, odieuse; c'est un fantôme stérile qui n'a pas de corps, qu'on ne saurait atteindre ni fixer, et qui pourtant, pour se nourrir, a bu bien des larmes, et fait bien des cadavres !
Source : Gallica

Portrait de Louis Ulbach Louis Ulbach Lettres à Jacques Souffrant, ouvrier (1851)

A Dieu ne plaise que nous songions à calomnier la richesse! Par elle-même, elle n'est rien ou est elle tout. Ces piles d'écus qui représentent tant de morceaux de pain, doivent être bénies ou maudites, selon qu'elles servent à soulager ou à écraser; Nous voulons tous être riches, et tous nous avons raison, mon pauvre Jacques. Notre tort ne commence que quand nous voulons l'être aux dépens de notre conscience,-aux dépens de notre voisin, que quand nous méconnaissons le but de l'humanité en devenant égoïstes et en faisant de l'argent un instrument de vanité ou de despotisme.
Source : Gallica

Portrait de Louis Ulbach Louis Ulbach Lettres à Jacques Souffrant, ouvrier (1851)

En faut-il conclure que le mal est inguérissable, et qu'on a tort de s'en préoccuper? Non, assurément. Tu sais bien, mon ami Jacques, quand la fièvre fait claquer tes dents, quand ta femme souffre, quand tes petits enfants se tordent dans les convulsions, tu sais bien qu'il faut appeler le médecin ; et si les docteurs de la politique du corps humain ne sont pas d'accord sur les remèdes à employer, tu n'en tires pas cette conséquence qu'il n'y a rien à faire, et tu ne pousses pas l'absurdité jusqu'à t'écrier qu'une plaie qu'on n'a pas su guérir est absolument comme si elle n'existait pas.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature