Amédée Saint-Ferréol, Les proscrits français en Belgique… (1875)
“ Je ne vous pardonne pas la mort de quinze mille Français, massacrés en décembre, dévorés par vos pontons et vos bagnes, par les misères et les chagrins de l'exil. Je ne vous pardonne pas l'attentat à la Constitution que vous avez jurée, la destruction de la République qui vous avait rendu la patrie. Enfin, je ne vous pardonne pas d'avoir déshonoré le suffrage universel par la fraude et la terreur, d'avoir asservi et de systématiquement démoraliser mon pays. Certes, loin de la patrie, loin de la famille, la vie a bien des amertumes ; mais dans la servitude elle serait plus amère encore. ”
