Résumé

Portrait de Jules Simon Jules Simon Revue des Deux Mondes

Si on entre le soir dans une école de l’association philotechnique, et qu’on y voie ces ouvriers, jeunes et vieux, suspendus à la parole du maître, oubliant, à l’entendre, les fatigues de la journée, les yeux pleins de résolution et d’intelligence, il n’est pas possible d’échapper à cette conviction que c’est en répandant la science qu’on grandit un peuple, et non pas en versant des flots de sang humain. Entre cet ouvrier éclairé et le manœuvre condamné à l’ignorance et à l’impuissance, comme on en compte par milliers dans nos ateliers, il y a la civilisation presque tout entière.
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C’est, de plus, faire ce qui est inutile, et même ce qui est contraire au but que l’on poursuit ; car plus les attributs de Dieu seront indissolublement unis, plus chacun d’eux sera éloigné d’avoir une vie, une existence propre, distincte de celle des deux autres, et plus l’idée que nous nous faisons de Dieu approchera de la perfection.
Lorsque Dieu pense à lui et parle de lui, il dit moi, sans contredit ; et ce moi, c’est moi, puissance infinie, intelligence infinie, amour infini. La puissance de Dieu n’a pas une conscience distincte de Dieu, et distincte de la conscience de l’intelligence.
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« L’espace, dit-il, est certainement nécessaire ; anéantissez le ciel et la terre, l’homme et Dieu, l’espace subsiste. Il est le contenant de la création ; il rend la création possible, si d’ailleurs elle est possible : il lui est aussi nécessaire que le créateur. » Aristote en a dit autant de l’absence de contradiction, ou de la possibilité logique abstraite. « L’espace, dit encore M. de Rémusat, est divisible, pénétrable, homogène, infini, incréé, éternel, nécessaire ; le sujet de tous ces modes ne peut être un pur néant. »
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