Paul Buessard

Élements biographiques

Paul Buessard,  Le poëme philodéonique

“ Si tu vois ton époux t'oublier un instant, Le voile, pauvre femme !. ou bien si ton enfant Glisse contre l'écueil d'une pente fatale, Le voile, pauvre mère!. A toi plusieurs viendront, Qui sembleront t'aimer et l'interrogeront ; Mais, quand tu livreras une arme de scandale, Eux ils s'en serviront contre toi, vois-tu bien; De tous les torts d'un autre ils en feront le tien.
Pèse sur ta douleur, qu'elle reste en loi-même ; Ou plutôt souviens-toi qu'il est un cœur qui l'aime, Qui bat comme le tien. Dis-toi dans ton malheur Qu'un eufanl a toujours de sa mère le cœur.
”
Source : Gallica

Paul Buessard,  Le poëme philodéonique

“ Ce que tu te montres pour nous, Pour toi si nous l'étions nous-mêmes, Si nous disions que nous t'aimons Mais si nous te laissions manquer du nécessaire Et ne voulions pour toi rien faire, Que dirais-tu?. Pour toi bien peu nous vaudrions.
Se sentir dans le faux, attrister ceux qu'on aime; Est-ce là, pauvre enfant, du bonheur pour toi-même?
C'est le passé qui rend Favenir compromis ; Le mal ne fait jamais de protecteurs, d'amis ; L'écueil de l'âge mûr c'est beaucoup la jeunesse ; Un mot peut relever ton cœur de sa détresse,
Oui, mon fils, un mot peut nous rendre à tous l'espoir.
”
Source : Gallica

Paul Buessard,  Le marquis de Kernatriou : soirées d'un vieux manoir breton… (1833)

“ Chaque baiser de son jeune époux lui causait un trouble, un serrement de coeur dont elle seule pouvait se rendre compte... Tout le monde se flattait que le charme de la société assoupirait ses douleurs, que son âme, malgré elle, se sentirait aller à la joie des autres. C'était l'espérance d'Albert, c'était celle du marquis et de Virginie. Comme on connaissait le goût d'Amédina pour les récits, on pria à dessein un jeune homme d'un naturel fort gai de procurer ce genre de plaisir à la société... ”
Source : Gallica

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