Résumé

Paul Buessard Le poëme philodéonique

Ah! pitié qu'un orgueil Qui ne fait point un pas sans trouver un écueil !
Ce corps si beau, si fier des ressorts qui l'animent N'est qu'une machine à douleurs Qu'un peu d'air, que des riens dérangent et suppriment, Dont chaque organe souffre et s'use dans les pleurs.
Notre cœur àussi qu'est-ce? Une plaie ulcérée Par les griffes du mal chaque jour lacérée, Et mon œil, pénétrant dans ce dédale affreux,
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Lit sur tous ses replis ce seul mot : Malheureux !
L'égoïsme, le moi, c'est toute sa nature, Ne trouvant bon autrui qu'à servir de pâture.
Dans mon destin maudit, ô Julie !
Source : Gallica

Paul Buessard Le poëme philodéonique

Ce que tu te montres pour nous, Pour toi si nous l'étions nous-mêmes, Si nous disions que nous t'aimons Mais si nous te laissions manquer du nécessaire Et ne voulions pour toi rien faire, Que dirais-tu?. Pour toi bien peu nous vaudrions.
Se sentir dans le faux, attrister ceux qu'on aime; Est-ce là, pauvre enfant, du bonheur pour toi-même?
C'est le passé qui rend Favenir compromis ; Le mal ne fait jamais de protecteurs, d'amis ; L'écueil de l'âge mûr c'est beaucoup la jeunesse ; Un mot peut relever ton cœur de sa détresse,
Oui, mon fils, un mot peut nous rendre à tous l'espoir.
Source : Gallica

Paul Buessard Le poëme philodéonique

Vous n'auriez chaque jour que des pleurs, des débats; Ne vous mariez pas.
Quand l'homme est sans état, ou du sort en ménage Ne sent pas de lui-même un besoin prononcé, Il s'ennuie en famille, il est bientôl lassé; La femme au dedans peut s'occuper à tout âge; Mais quand l'homme au dehors trouve encor des appas, Ne vous mariez pas.
Surtout quand un cœur a de grands défauts, des vices, Quand l'homme aime le jeu, la lorette ou le vin; Ou la femme le luxe et le plaisir mondain, Et d'une coquette aies coupables caprices; Pouvoir changer autrui, n'y comptez point hélas: Ne vous mariez pas.
Source : Gallica

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