H.-T. Poisson

Résumé

H.-T. Poisson Feux-follets : poésies. Tome 2 (1838)

Non, ce n'est pas par jalousie; Mais par amour.
Laisse tous ces dons séduisans, En as-tu besoin pour me plaire ?
L'esprit et les soins complaisans Flattent trop la beauté légère.
Si j'ose te dire en ce jour, « Ne charme plus que ton amie ! »
Non, ce n'est pas par jalousie, Mais par amour.
Ne fais plus entendre ces chants Qui causent un brûlant délire!
On applaudit à tes accens Et mon cœur tout bas en soupire.
Si j'ose te dire en ce jour, « Ne chante que pour ton amie! »
Non, ce n'est pas par jalousie, Mais par amour.
Par la constance auprès de moi Que ton ame soit enchaînée !
Source : Gallica

H.-T. Poisson Feux-follets : poésies. Tome 2 (1838)

Veuve, on s'adresse A son seul bien : Point de caresse A qui n'a rien.
Riche fermière, Tes prés, tes bois et tes troupeaux Te rendent fière, Eux seuls te valent ces rivaux.
Car un cœur tendre, En vérité, Ne peut s'éprendre A ta beauté.
Dans le village, On me l'a dit, et je sais bien Que mon visage Est plus joli que n'est le tien.
Mais ta coiffure Est de lin fin, Et ta chaussure
De maroquin.
Pour moi, pauvrette, Jamais de chant, jamais de fleur; Toujours seulette, J'aime à pleurer de ma douleur.
Simple bergère, Un seul m'aima, Pour l'Angleterre Il s'embarqua.
Source : Gallica

H.-T. Poisson Feux-follets : poésies. Tome 2 (1838)

Du Tyrol les ravines, Mes troupeaux, une fleur, Et l'écho des collines
Suffisent à mon cœur.
LA CITADINE.
Ce séjour trop tranquille Ne peut fixer mes pas ; Dans cet obscur asile
Non, le bonheur n'est pas.
J'aime bien mieux les plaisirs de la ville Et ses attraits et son brillant fracas.
Quittez et vos montagnes Et vos vallons chéris !
Laissez-là vos compagnes Et venez à Paris!
LA FILLE DU TYROL.
Ce séjour si tranquille A su fixer mes pas; Loin de cet humble asile, Non, le bonheur n'est pas.
On méprise à la ville De modestes appas ; Du monde je m'exile, Je crains trop son fracas.
Source : Gallica

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