Résumé

Paul Buessard Le Livre philodéonique, par M. Paul Buessard (1849)

La doctrine des bons et des mauvais anges n'est donc qu'une supposition? Si la vérité religieuse se formule dans ces deux dogmes, trinité et immortalité de l'âme, pourquoi Dieu n'a-t-il pas révélé à Moïse la vérité religieuse, et lui a-t-il annoncé le contraire, c'est-à-dire l'unité absolue de Dieu, et la punition ou la récompense sur la terre?
Dieu a-t-il parlé, a-t-il fait une révélation à Moîse? Une révélation est la connaissance donnée d'idées jusqu'alors inconnues.
Source : Gallica

Paul Buessard Le Livre philodéonique, par M. Paul Buessard (1849)

Mais il y a entre le christianisme et le communisme des socialistes toute la distance de l'infini : l'un est l'esprit de pénitence, de renoncement et de salut ; l'autre, l'esprit de jouissance, d'ambition et de bonheur en ce monde. " L'Univers religieux, lui aussi, conclut par ces paroles : « Il n'y a pas de milieu possible entre le catholicisme et le socialisme ; les transactions les mieux combinées ont pour résultat inévitable de fausser toutes les situations et de prolonger, sans aucun profit, des luttes où nous ne voyons pas de fin. »
Source : Gallica

Paul Buessard Le Livre philodéonique, par M. Paul Buessard (1849)

Tous ceux qui rêvent un roi, carlistes ou orléanistes, s'ils réfléchissaient avec un peu de lumière et de conscience, comprendraient qu'un roi ne ferait qu'aggraver la situation ; d'abord ce serait la guerre civile, et bientôt l'assassinat peut-être du roi, car, si l'on tire rarement sur un président parce que le lendemain il peut être remplacé par un autre, on tire sur un roi parce qu'en lui on tue tout un principe, tout un parti. Le caractère français est changeant, les hommes usent vite ; la République seule permet de satisfaire sans révolutions ce besoin de l'esprit français.
Source : Gallica

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