Henri Saint-René Taillandier

Élements biographiques

Henri Saint-René Taillandier Les Réformes de l’Enseignement…

Quant à la prétendue tyrannie qu’on affecte de reprocher au régime de l’instruction obligatoire, il nous a suffi, pour repousser cette imputation, de montrer l’entière liberté laissée au père de famille pour l’éducation de son enfant. La tyrannie, elle est dans le déplorable emploi que font certaines gens de l’autorité paternelle pour condamner à l’ignorance de jeunes esprits qui ont droit à l’instruction ; elle ne saurait être dans une obligation légale qui ne fait que sanctionner l’obligation morale. Liberté et obligation sont deux mots que toute philosophie a toujours fait marcher ensemble.
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Henri Saint-René Taillandier Revue des Deux Mondes T.100, 1872

Ce n’est donc pas sous l’empire d’une terreur imaginaire que l’on aperçoit dans la création des conseils cantonaux le danger le plus grave que puisse courir la personnalité communale, c’est-à-dire le fondement même et le principe nécessaire de toute vie publique. Si l’on admet cet axiome indiscutable que la commune et l’état sont les deux termes essentiels de toute société organisée, il faut se préoccuper de leur conserver leur rôle respectif.
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Henri Saint-René Taillandier Les Réformes de l’Enseignement…

On ne peut mieux définir dans quelles limites la liberté du père de famille doit être respectée, et passé quelles bornes cette liberté devient un attentat aux intérêts de la société en même temps qu’un manquement aux devoirs de la famille. Que les adversaires du système de l’obligation y prennent garde en effet : le droit qu’ils réclament pour le père, c’est le droit de mal faire ; la liberté dont ils se montrent si jaloux, c’est la liberté de l’ignorance. Qu’on ne vienne pas nous dire que toute obligation légale est mauvaise, que toute contrainte répugne à notre caractère national.
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