Résumé

Parti radical Troisième Congrès annuel : Marseille… (1903)

Vous enchaînez l'instruction quand vous déchaînez la politique ! L'éducation du maître peut combattre la République, d'accord ; le bulletin de vote de l'électeur peut détruire la République, c'est pis. Quoi ! Vous voulez imposer à l'éducation le monopole, quand vous laissez au bulletin de vote la liberté !
Le monopole à l'école, la liberté dans la cité, ce sont là deux régimes contradictoires. L'école doit être le germe et l'image de la cité.
L'antagonisme de la cité et de l'école, c'est le drame même où se débattrait la République de demain si le voeu de M. Lintilhac était adopté.
Source : Gallica

Parti radical Troisième Congrès annuel : Marseille… (1903)

Il n'est pas plus important de défendre le sol national que de comprendre l'âme nationale. Apprendre le civisme, c'est là notre devoir essentiel de citoyens. Enseigner le civisme, c'est là l'obligation essentielle de l'Etat vis-à-vis de chacun de nous. L'Etat a le droit et le devoir d'appeler les enfants de France à venir, sans quitter leur village, leur famille, l'atelier, le champ, passer un certain nombre d'heures, réparties sur un certain nombre d'années, dans la maison nationale, pour y recevoir l'instruction civique, apprendre à comprendre la cité.
Source : Gallica

Parti radical Troisième Congrès annuel : Marseille… (1903)

Nous nous glorifions à bon droit d'avoir fondé la République trentenaire, désormais inébranlable, victorieuse de tous les assauts de ses ennemis, et d'avoir ainsi réalisé un événement historique, sans exemple et sans précédent, fruit original du génie de la France ; — et cependant, lorsque ces réformes seront accomplies, lorsque la séparation des Eglises et de l'Etat sera faite, lorsque les conditions essentielles de la justice, de la liberté et de la paix auront été garanties, c'est alors que nous croirons seulement avoir fondé la République en fait et en vérité.
Source : Gallica

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