Léon Dubreuil

Paul Bert (1935)

Résumé

Léon Dubreuil Paul Bert (1935)

Sans doute le clergé séculier est-il hostile à la République parce qu'il la craint et parce qu'il n'est pas libre. Une fois rassuré et libéré, il combattra avec les républicains contre les moines et surtout contre les Jésuites, qu'il déteste, précise-t-il, autant que quiconque. Quant à la République, elle n'est plus « un parti », mais « la nation ». Elle convie à la concorde tous les citoyens et marche en avant avec calme, dans sa force et sa richesse.
C'est exactement la doctrine présente de Gambetta et de l'Union républicaine.
Source : Gallica

Léon Dubreuil Paul Bert (1935)

Le 21 mars, c'est au Hâvre, au cercle Franklin qu'il prononce la célèbre conférence à laquelle il a donné pour titre l'Instruction dans une démocratie. « ...Dans une démocratie vraie, disait-il, en commençant là où chaque homme est un citoyen, où l'égalité est la base de la politique, où la loi dépend de l'ensemble des volontés individuelles se réunissant pour constituer la volonté nationale... l'éducation se présente dans des conditions particulières, avec des caractères particuliers... l'un de nécessité, l'autre touchant à la nature même de l'enseignement... »
Source : Gallica

Léon Dubreuil Paul Bert (1935)

Il estimait que les lois les plus importantes à discuter et à adopter étaient celles sur les conseils de l'enseignement et l'instruction primaire, mais non point telles qu'elles seront présentées, tout imbues de l'esprit clérical. S'il y est question de gratuité et d'obligation, il n'est évidemment pas question de laïcité, car cette assemblée, qu'il appelle — avec quel dédain ! — « la Chambre de la paix » n'acceptera ni qu'on enlève des programmes de l'école les matières religieuses, ni que, dans les écoles publiques, tous les maîtres soient des laïques.
Source : Gallica

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