Résumé

Émile Beaussire La liberté dans l'ordre intellectuel et moral… (1866)

C'est l'homme qui châtie, non celui qui console. La confiance s'accorde à celui qui ne parle qu'à l'âme, elle se refuse à celui qui peut enchaîner le corps. Je veux bien discuter avec vous, si vous n'avez à m'opposer que le glaive de la raison et de la foi: si vous tenez en réserve celui de la loi, je m'incline et je garde ma conviction.
Quand il s'agit de repousser la violence matérielle, chacun doit s'enremettre à l'État. Chacun doit s'armer, au contraire, des armes du bon sens et de la conscience, des armes morales, en un mot, pour repousser toute erreur funeste à la vertu.
Source : Gallica

Émile Beaussire La liberté dans l'ordre intellectuel et moral… (1878)

La liberté individuelle me donne le droit d'aller et de venir, d'user comme il me plaît de mes facultés naturelles ou acquises; la liberté industrielle affranchit mon travail; la liberté de la presse, mes opinions; la liberté religieuse, mes croyances. La liberté d'enseignement n'a d'intérêt pour les familles que lorsqu'elles sont obligées de se donner des substituts pour une partie de leur tâche au-dessus de leur capacité ou de leurs forces; ce n'est, en définitive, que la liberté d'un choix pour lequel elles sont les premières à proclamer leur incompétence.
Source : Gallica

Émile Beaussire La liberté dans l'ordre intellectuel et moral… (1878)

L'individu qui, en l'absence d'une loi protectrice, me dérobe mon bien, ne me fait qu'un tort matériel; la loi qui empiète sur le domaine sacré de ma pensée, de mes sentiments, de mes devoirs les plus essentiels et les plus intimes, porte atteinte à mon âme elle-même. C'est la pire des tyrannies, la tyrannie morale, d'autant plus détestable qu'elle ne peut se maintenir que par l'obscurcissement des intelligences et l'abaissement des caractères.
Source : Gallica

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