Résumé

A. R* Nécrologie (Denain Jean-Baptiste-Honoré (1868)

L'estime publique, messieurs, c'est pour l'homme de bien un trésor plus précieux que la gloire elle-même, car le bruit que font les grands noms est quelquefois nécessaire pour étouffer autour d'eux bien des plaintes. L'estime publique ! ce n'est ni le hasard d'une position sociale, ni les caprices de l'opinion qui la donnent. Interrogez la vie des hommes privilégiés qui ont su la conquérir, vous y verrez toujours ces trois mots qui résument si bien la vie de notre vertueux inspecteur : droiture, modération, sacrifice.
Le sacrifice ! n'est-ce pas là, en effet, toute l'existence de M. Denain ?
Source : Gallica

A. R* Nécrologie (Denain Jean-Baptiste-Honoré (1868)

Il y a quelques jours il consacrait lui-même, dans les feuilles publiques, un souvenir à la mémoire d'un homme que la mort enlevait prématurément aux plus grandes dignités, auquel il avait voué les dix plus belles années de sa vie, dont son cœur ne s'était jamais séparé, et qu'il devait trop tôt rejoindre dans la mort.
La grandeur morale, qui fut dans M. Denain le caractère dominant, ne doit pas nous faire oublier d'autres avantages dont il n'était pas redevable seulement à la nature, mais aussi à son ardent amour pour l'étude.
Source : Gallica

A. R* Nécrologie (Denain Jean-Baptiste-Honoré (1868)

Mais la vocation irrésistible de M. Denain c'était l'éducation : c'est là qu'était marquée pour lui la mission que tout homme est appelé à remplir dans le monde. En 1850, il rentra comme recteur de la Haute-Marne dans l'Université qu'il a toujours aimée, à laquelle il avait consacré les prémices de son goût pour l'enseignement des lettres, et dont il ne s'était séparé qu'avec regret.
Source : Gallica

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