Résumé

Nicolas Louis Artaud Lettre d'un bourgeois de Paris au Président de la République touchant le projet de loi de M. de… (1849)

J'accuse le gouvernement de se trahir luimême, en abdiquant les pouvoirs dont la nation l'a investi dans l'intérêt de la société entière, en désertant cette tutelle et cette direction morale des jeunes générations, qui est une de ses prérogatives, et presque le premier de ses devoirs. Enfin, je l'accuse de livrer à l'ennemi les armes qu'il a reçues pour défendre l'enseignement national. Car, il n'y a pas moyen de s'y méprendre, ici, l'ennemi, c'est le clergé. La liberté, dès qu'on la lui accorde, ne lui suffit plus : ce qu'il lui faut, c'est le privilége et le monopole.
Source : Gallica

Nicolas Louis Artaud Lettre d'un bourgeois de Paris au Président de la République touchant le projet de loi de M. de… (1849)

L'éducation de la jeunesse doit-elle être livrée au clergé ? Ce serait un pas rétrograde, ce serait la contre-révolution. La révolution française a achevé la sécularisation complète de l'éducation, comme de la société, comme du gouvernement.
Le retour à la religion est désirable, à la condition toutefois d'unir à la foi la tolérance et la liberté d'esprit, la liberté de la pensée, sans laquelle aucun homme éclairé ne voudrait vivre aujourd'hui.
L'Université, c'est l'unité en matière d'éducation.
Source : Gallica

Nicolas Louis Artaud Lettre d'un bourgeois de Paris au Président de la République touchant le projet de loi de M. de… (1849)

Gardons-nous, ajoutait-il, de donner l'éducation de la jeunesse à un parti ! A quoi devons-nous travailler aujourd'hui ? A réunir la France dans les mêmes idées et les mêmes sentiments.
Les maîtres, les instituteurs, sont le moule dans lequel on jette la jeunesse : il faut que le moule soit en tout semblable à la société pour laquelle la jeunesse est faite.
Les professeurs de l'Université sont des pères de famille semblables à nous, animés du même esprit, ayant
les mêmes idées, les mêmes sentiments, les mêmes principes que la société à laquelle ils appartiennent.
Source : Gallica

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