Résumé

Collectif Revue pédagogique, premier semestre 1882

Tout ce que dit Rollin de l’importance d’une bonne éducation, des avantages de l’éducation publique, de la nécessité d’étudier le caractère des enfants pour les bien conduire, des moyens de prendre sur eux de l’autorité et de leur inspirer de l’amour en même temps que de la crainte, des règles qui doivent présider aux châtiments et aux réprimandes, de la manière de rendre l’étude aimable, de l’importance de l’exemple, n’a aucunement vieilli et mérite toujours les plus sérieuses méditations.
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Collectif Revue pédagogique, premier semestre 1882

Quant à l’instituteur, il n’a plus à enseigner l’histoire sainte, il n’est plus même chargé de la récitation littérale du catéchisme. Ce n’est pas l’école sans Dieu, comme s’écrient avec indignation les défenseurs du passé ; non, c’est simplement, et la différence est notable, l’école sans prêtre.
Or, ces idées toutes contemporaines sont absolument étrangères à Rollin, qu’elles auraient, je crois, singulièrement troublé. Catholique sincère, soumis d’esprit et de cœur à l’autorité de l’Église, bien qu’un peu suspect de jansénisme, Rollin était à moitié ecclésiastique.
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Collectif Revue pédagogique, premier semestre 1882

« comme si l’on avait, depuis Rollin, découvert des méthodes nouvelles pour former l’intelligence et le cœur. Hélas ! il n’en est rien : on n’a pas fait un pas ; on ne fera pas un meilleur Traité des Études. » C’est d’un coup de plume bien légèrement biffer tous les noms des pédagogues modernes. Le jugement de M. Nisard, moins pessimiste à notre égard, est identique au fond : « Dans les choses de l’éducation, le Traité des Études est le livre unique : c’est le livre ! »
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