Résumé

Henri de Bourbon (1839)

“ Pendant que l'enfant du 29 septembre est dans ces naïves années du premier âge, où tout semble sourrire à la pensée qui s'ouvre et au sentiment qui commence à naître, la France est aussi dans l'enfance de ses illusions et dans le premier âge des espoirs qu'elle a conçus sur la foi des promesses du libéralisme. Dieu, qui protège le peuple et le prince, sépare alors leurs destinées. L'éducation de celui-ci est confiée à l'adversité et à l'exil; l'éducation de l'autre est commise à une révolution, redoutable instituteur qui fait payer cher à ses disciples ses durs enseignements. ”
Source : Gallica

Henri de Bourbon (1839)

“ La Providence y pourvoit, comme elle a pourvu au reste. Au moment où l'enfance s'arrête, où l'adolescence va commencer, où la jeunesse doit bientôt suivre, et où les princes, élevés sur les marches du trône et dans les splendeurs de la puissance, sont naturellement exposés, enivrés qu'ils sont de leur rang et de leur majesté, à prêter l'oreille aux décevantes adulations qui les assiégent, Dieu prend cette éducation dont le succès est menacé, la met sous la protection de l'adversité. ”
Source : Gallica

Henri de Bourbon (1839)

“ Ce n'est pas l'exilé de Kirchberg qui est responsable des luttes sanglantes de la république, des impossibilités du Gouvernement parlementaire, de l'anarchie des choses et de l'anarchie des esprits. Mais toutes les phases de cette crise lui révèlent la puissance des principes une fois posés et la faiblesse des hommes pour les combattre; chaque déception du libéralisme instruit son exil, chacune des défaillances dont il est le lointain spectateur vient porter la lumière dans son esprit. ”
Source : Gallica

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